Voici une très belle Avolette, saine, presque complète, avec son moteur Ydral. Notez la présence du cockpit transparent, en option à l'époque, et responsable à mon sens de trente pour cent du charme de cette automobile.
Voici une très belle Avolette, saine, presque complète, avec son moteur Ydral. Notez la présence du cockpit transparent, en option à l'époque, et responsable à mon sens de trente pour cent du charme de cette automobile.
Voici deux brochures d'époque et une photo originale de présentation de l'avolette (modèle Allemand) prise lors d'un salon dans les années 50. Si on connait plusieurs Avolettes de type YC, YD et MC, qu'en est-il du modèle motorisé par Lambretta ?
Un insigne autocollant pour l'avolette, à coller sur l'avant gauche de la voiture. A une telle étape de la restauration, ça commence à sentir bon pour le gars qui l'a restaurée : les promenades sont proches ! Remarquez le A et le T imbriqués l'un dans l'autre, les deux initiales de "Air Tourist". Pourquoi à l'époque, étant donné la complexité de l'assemblage de la carrosserie (deux demi coques tenues entre elles par un grox morceaus de caoutchouc tout autour de la carrosserie) et de la direction (une espèce de colonne flexible) -sans parler des freins hydrauliques- n'avaient-ils pas pris la peine de confectionner un monogramme en alu, comme beaucoup d'autres ? Ca devait sûrement mettre un terme aux voleurs d'insignes !
Aujourd'hui ma famille à pneus compte parmi ses membres une nouvelles arrivée, une Avolette SC ("S" pour Sachs et "C" pour "coupé de ville", qui veut dire Cockpit, tout simplement).
Mue par un 200 cc, elle est presque complète et compte parmi ses caractéristiques beaucoup d'originalités par rapport aux autres Avolettes connues. Vous en apprendrez quelques unes dans les prochains articles, puisque j'ai déjà commencé sa restauration....Alors à bientôt.
Cette Avolette de 1957 a déjà fait connaissance avec les autres véhicules de la famille...D'ailleurs c'est marrant, je viens de remarquer que les années des engins se suivent par deux, regardez plutôt :
Lambretta C et Terrot : respectivement 1951 et 1952
Messerschmitt et Avolette : 1956 et 1957
Eden-Roc et Solyto : 1968 et 1969
Le démontage de l'Avolette a commencé aujourd'hui. Si, sur le papier, l'histoire semble simple, il en est autrement dans les faits.
Pour mêmoire, le principe de l'Avolette consiste en un chassis, pris en "sandwich" entre deux demi-coques plastique, fixées entre elles par un profilé caoutchouc de forte section. Une fois ce profilé démonté (non sans mal quand on prend le soin de ne pas abimer la carrosserie), on se rend compte que les coques sont en plus collées l'une à l'autre de l'interieur par les passages de roues. Ils ont dû à l'époque, en usine, refaire une fibre en plus, histoire de s'assurer de la solidité de l'ensemble.
En effet, il faut savoir que les premières Avolettes (Brütsch 200) ne comportaient pas de chassis métal. La voiture était monocoque plastique, mais avait tendance, lorsqu'on l'éprouvait sur quelques kilomètres, à se fissurer notamment aux endroits de fixation des trains roulants et du moteur. Normal, étant donné le poids considérable de ces éléments. C'est lorsque Monsieur Avot entrepris la fabrication en France via Air Tourist (fabriquant des avions Cessna) qu'il confia à Monsieur Bouffort la tâche d'élaborer un chassis. Tout ça pour dire qu'ils avaient été tellement échaudés par fragilité de la pré-série Allemande qu'ils ont pris une police d'assurance en chargant les passages de roues de fibre supplémentaire.
Notons, pour changer de sujet, que si vous voulez rajouter du liquide dans le circuit de freinage de l'Avolette, vous devrez demonter la parabole et l'enjoliveur de phare : et oui, le cuvelage de phare est percé pour laisser dépasser le bouchon du reservoir de liquide de frein !! (voir photo) Etonnant, non ?
Vous pouvez voir le principal défaut de carrosserie sur mon Avolette : l'aile avant droite. C'est la seule réparation notable à effectuer.
La parabole du phare est neuve : il reste le cache d'époque. Notez le chrome parfaitement intact.
Comme dit precedemment, la désolidarisation des deux demi-coque d'Avolette est une étape délicate, puisque elles sont maintenues solidaires par le jonc caoutchouc mais en plus "collées" avec de la fibre au niveau des passages de roues, pour éviter les vibrations et assurer une solidité suffisante pour résisier aux différentes forces exercées.
Il a donc fallu repérer la "jointure" et la creuser précautionneusement, sans attaquer ni la coque du dessus, ni celle du dessous. Opération réussie, après un bon moment à tâtons. On obtient donc ensuite un Carpaccio d'Avolette et on peut y voir plus clair dans l'engin, parce qu'après une matinée passée plié à l'interieur de l'habitacle, on se sent drôle....
Comme j'ai fait attention à mon tresor, les passages de roues sont intègres et la carrosserie aussi. L'ensemble, bien que flexible, semble encore étonnamment solide malgré l'absence de la coque du haut.
Les anneaux de suspension arrière sont morts. Si je forçais un tout petit peu, il craqueraient. Pas étonnant que la voiture soit éffondrée de l'arrière.
Le démontage du passage de roue gauche est terminé. Après y être allé à tâtons, le resultat et propre. Lors du remontage, il faudra refaire une fibre pour rigidifier le tout et repeindre par dessus en ayant pris le soin de tout cacher bien sûr...Ici, l'ancien propriétaire avait fait former une pièce en métal prenant carrément sous la caisse et se repliant à l'interieur du passage de roue. Cette pièce de "carrosserie" (joliment faite reconnaissons-le) sera supprimée au profit d'une consolidation par de la fibre. En rechargeant bien, ça fera l'affaire. Avouons tout de même qu'il est préférable d'opérer comme ça, pour deux raisons notamment :
- la première est purement esthétique
- la seconde concerne l'etat d'origine
Le moteur est désassemblé du chassis. Il manque le cache des vis platinées (sur lequel est inscrit "SAC", de "SACHS"), ce qui laisse lire uniquement "HS" ? Tenterait-il de me laisser un message le bougre ?
On voit le gros support moteur (belle pièce de fonderie en alu) qui lui même supporte une pièce en acier. Selon la motorisation de votre Avolette à l'époque, seule cette pièce acier changeait, le support alu restant le même.
Aujourd'hui j'ai reçu mes anneaux de suspension pour le train arrière de l'Avolette. Sachant que je les ai commandé par internet Jeudi matin, que j'ai envoyé le chèque le même jour, qu'il y a eu le week-end,que le colis venait de Montpellier, je trouve qu'ils ont été plutôt bons sur le coup....Alors pour tous ceux qui ont des scooters ou des voiturettes nécéssitant ce genre d'équipement, c'est avec plaisir que je vous communique l'adresse internet de la boîte :
http://www.direct-remorque.com
Attention, ne soyez pas surpris des frais de port, c'est du U.P.S
Comme il était d'usage sur nos chères petites automobiles à l'époque, il n'est pas rare de constater que telles ou telles pièces (moyeux, phares, clignotants) sont communes à telle ou telle voiture, selon les stocks des différents équipementiers de l'époque.
L'Avolette ne déroge pas à la règle puisque l'on peut noter pour l'anecdote, en amateurs éclairés que nous sommes, des points communs avec un scooter et une autre voiturette, entre autres bien sûr...
En effet, le moyeux arrière était aussi utilisé sur les fameux Y52 de chez Bernardet ou encore certains triporteurs Paul Vallée (et inter...).
Quant aux moyeux avant, les personnes ayant détaillé ou restauré un Inter ne seront pas dépaysées...où ceux qui ont été en présence de la city "enville "de chez Bouffort. Mais que diable est devenue cette voiture ? A-t-elle été sauvée ?
Notez, sur la jante, le rouge orangé d'origine de la voiture...
Aujourd'hui sablage, demain je peins, mercredi je remonte ! Et là, on verra cette histoire d'anneaux de suspension...
REMARQUES