L'abréviation TG designait le terme "TourenGenfahrzeug" et 500 la cilyndrée.
C'était la version "racer" du Messerschmitt, pourvue de quatre roues et d'un bicylindre 500 cm en lieu et place des trois roues et du mono 200cc de la version classique. Admirez donc cette allure féline, lui donnant l'air prêt à bondir.
Si c'est un des motocars les plus courus et les plus appréciés aujourd'hui, les vrais connaisseurs mettront en avant sa réputation usurpée, notamment à cause de son capricieux moteur, source d'ennuis pour les possesseurs de ce pourtant formidable véhicule.
Plusieurs versions existaient, comme pour le Kr 200 : dome transparent, cabrio limousine (avec montants de fenêtre laterale en alu et capote), Roadster (capote sur armature repliable) ou sport. (petit "saut de vent")
Pour avoir roulé en tant que passager dans une version roadster, je vous garantis que les sensations sont garanties. L'engin, pour peu qu'il soit correctement piloté, se faufile et bondit littéralement d'une voie à l'autre, obeissant exactement à la moindre sollicitation du guidon. Guidon qui sur cette version se trouve pourvue d'un comodo pour les clignotants, autrement plus accessible et maniable que l'interrupteur sur le tableau de bord des versions KR 175 ou 200.
S'il est certain que j'aimerais vraiment avoir un de ces exemplaires, il n'en reste pas moins difficile d'en faire un véhicule "fiable" prêt à partir toute distance un dimanche ensoleillé. Car après tout, qu'y a-t-il de plus frustrant que d'avoir un tigre enroué sous le capot ?