Des scooters et véhicules étranges des années cinquante. De l'épave à la restauration, toutes les étapes !
C'est parfois compliqué un homme. Ou plutôt, le cerveau d'un homme.Pourquoi associe-t-on des musiques ou des films, des senteurs ou des sensations à certaines personnes, époques ou que sais-je d'autre ? Car on se crée des repères mentaux, comme des balises de reconnaissance pour se dire que, où que l'on aille et quoique l'on fasse, on reste soi. Alors à la vue de cette photo, je comprends mieux cet attrait de la petite cylindrée à jolie forme(copyright Fifi). J'en ai des dizaines comme ça, dans des isetta, des 201, des TG 500 et bien sûr.....Rovin.
Celle-ci, dans une Rolux, me fait comprendre pourquoi je passais mon temps à jouer dans les multiples épaves du jardin : ces voitures étaient dimensionnées pour ma taille d'enfant ! Je me revois aussi jouant avec mon frère disparu, sur un chassis rouillé de triporteur paul vallée : il me poussait dans l'allée de la cour, à Breval, inlassablement, rien que pour entendre mes rires d'enfant comblé par le jeu et effrayé à l'idée que l'engin n'avait pas de freins...Le plus drôle, c'est que même si papa sait bien que je jouais avec ses voitures, il ne savait pas en quoi consistaient ces jeux. Ca ne fait pas très longtemps que je lui ai parlé de cette histoire de Paul Vallée qui, en réalité, l'a bien fait rire et surtout ému à cause de ce que vous savez. On le détaillait un jour ensemble, faisant le bilan de ce qui était à faire dessus, des pièces manquantes et cette anecdote est ressortie de ma tête !
Oui, c'est bien une histoire d'affectif tout ça.
