Des scooters et véhicules étranges des années cinquante. De l'épave à la restauration, toutes les étapes !
Le chassis de l'Avolette, une fois dénué de sa coquille en plastique, semble bien fragile, à tel point qu'il est difficile d'imaginer qu'il sorte de l'esprit imaginatif d'un génie tel que Bouffort, qui en parallèle concevait des véhicules pour l'armée, parachutables ou avec un franchissement incroyable.
Un des points faibles du chassis réside dans la grosse poutre centrale qui est fragilisée par des découpes, permettant de laisser courir les câbles (teleflex, tachymètre, embrayage, frein à main et accélérateur). On remarquera d'ailleurs que le chassis de l'Avolette de votre serviteur était fissurée à ces endroits critiques....
Les photos vont suivre. Vous verrez grâce à elles comment la soudure à l'arc électrique fait des miracles dans les mains d'un bon soudeur (le père noel). Croyez moi, le chassis ne va plus bouger maintenant... On l'a immobilisé grâce à des serre joints et des cales sur un chassis d'equerre, de sorte que les parties fissurées soient bien en face l'une de l'autre....
Alors se posera la question de la conservation de l'origine ou non. Pour ma part, je considère que l'Avolette n'a pas eu le temps d'être éprouvée tant sa production fut limitée. On ne lui a pas laissé le temps de montrer ses défauts, pour trouver ensuite les solutions adéquates.... Donc si on s'était aperçu à l'époque de la fragilité de la voiture, on se serait posé les bonnes questions. Ces questions, je vais me les poser maintenant, soit exactement 50 ans plus tard.
Inutile de repenser complètement l'architecture de la voiture ou de remettre en question sa conception, ajoutons juste un peu de bon sens, en se rendant compte de toutes les sollicitations mécaniques auxquelles la voitures est assujetie. La conclusion est simple : de petites equerres par-ci par-là devraient suffire (oui, certains tubes du chassis sont de très petite section) et un ou deux tubes en renfort (au niveau des assises de siège) ne seront pas du luxe. Ainsi sans défigurer la voiture, on dormira plus tranquille les veilles de sorties...car qui aurait envie, une fois l'Avolette terminée, de la redémonter (passages de roues en fibre compris), de la resouder, la repeindre pour la remonter ensuite ? Pas moi, car si une chose m'a déçu sur cette voiture, malgré toutes ses qualités, c'est de devoir casser les jonctions en fibre de passages de roues pour refaire ensuite autre chose de propre mais surtout, de démontable...D'ailleurs, les idées se précisent....
Bientôt les photos de tout ceci.